Travail de nuit et décalage horaire
Quand l'horloge interne et la vie ne sont pas d'accord.
Le travail posté et les vols long-courriers créent le même problème : l'horloge interne reste calée sur une heure, l'obligation sur une autre. Le corps ne s'adapte que d'une à deux heures par jour, d'où l'inconfort qui dure plusieurs jours après un décalage important.
POUR LE DÉCALAGE HORAIRE. Vers l'est, on doit avancer son horloge : lumière le matin à destination, obscurité en fin de journée. Vers l'ouest, on doit la retarder : lumière en soirée. Commencer à décaler ses horaires deux à trois jours avant le départ réduit nettement la gêne.
POUR LE TRAVAIL DE NUIT. La logique s'inverse : lumière forte pendant le poste, lunettes sombres au retour le matin, chambre parfaitement occultée pour dormir de jour. Une sieste avant le poste vaut mieux qu'un café pendant.
Un point de sécurité : la somnolence au volant après un poste de nuit est un risque majeur et sous-estimé. Vingt minutes de sieste avant de prendre la route valent tous les cafés.
QUAND EN PARLER. Le travail posté relève aussi de la médecine du travail, qui peut aménager des horaires et suit ses effets sur la santé. Et une somnolence qui persiste malgré une organisation correcte du sommeil de jour justifie une consultation : les apnées du sommeil sont plus fréquentes chez les travailleurs postés, et elles se traitent.