La nicotine, stimulant méconnu du sommeil

Elle excite le soir et réveille la nuit, par manque.

La nicotine est un stimulant du système nerveux central, au même titre que la caféine, un point rarement mis en avant, y compris par les fumeurs eux-mêmes, qui associent souvent la cigarette à une détente.

CE QUI SE PASSE LE SOIR. La nicotine augmente la vigilance et retarde l'endormissement. Sa demi-vie est courte, de l'ordre de deux heures, ce qui produit un second effet : le manque.

CE QUI SE PASSE LA NUIT. La concentration chute pendant le sommeil, et le manque provoque des allègements et des éveils, souvent en seconde partie de nuit. Les fumeurs réguliers présentent en moyenne un sommeil plus léger, plus fragmenté, et un temps d'endormissement plus long. Beaucoup l'attribuent au stress plutôt qu'au tabac.

LE VAPOTAGE ne change rien à ce mécanisme : c'est la nicotine qui est en cause, pas la combustion.

À L'ARRÊT. Les premières semaines s'accompagnent fréquemment d'un sommeil perturbé et de rêves intenses. C'est transitoire, et c'est une cause d'échec connue : savoir que cela va passer aide à tenir. Les substituts nicotiniques peuvent eux-mêmes perturber le sommeil selon leur forme et leur heure d'utilisation — un point à évoquer avec le pharmacien ou le médecin qui accompagne l'arrêt.