L'endurance, le sommeil profond et le surentraînement
L'exercice creuse le sommeil profond, jusqu'au point où il le détruit.
Bouger améliore le sommeil : c'est l'un des liens les mieux établis du domaine. Mais la relation n'est pas linéaire, et le haut de la courbe est instructif.
CE QUE FAIT UN EFFORT SOUTENU. Une dépense importante augmente la pression de sommeil, et la nuit s'en trouve modifiée : plus de sommeil profond, surtout en première partie, la phase de la récupération physique et de l'hormone de croissance. Le besoin, lui, s'allonge avec la charge : en préparation lourde, parfois d'une à deux heures. Dormir sa quantité habituelle revient alors à se restreindre, et beaucoup de fatigues mises sur le compte de l'entraînement sont d'abord des dettes de sommeil.
LE RETOURNEMENT. Passé un certain volume, l'effet s'inverse : sommeil plus court, plus fragmenté, fréquence cardiaque nocturne qui reste haute. C'est l'un des signes les plus précoces du surentraînement : il apparaît avant la baisse des performances, avant les douleurs. Un athlète dont les nuits se dégradent alors que la charge augmente a une information avant tout le monde.
L'HEURE COMPTE AUSSI. Un effort intense élève la température plusieurs heures, au moment où elle doit descendre. Ce n'est pas une raison de renoncer au sport du soir si c'est le seul créneau : l'exercice régulier vaut mieux que pas d'exercice. Mais quand le choix existe, finir trois heures avant le coucher facilite les choses.