Les siestes longues : quand elles aident, quand elles nuisent
Une heure et demie ou vingt minutes, mais rien entre les deux.
Il existe une seconde durée cohérente : environ quatre-vingt-dix minutes, soit un cycle complet. On se réveille alors en fin de cycle, en sommeil léger, avec peu d'inertie, et l'on a bénéficié de sommeil profond et de sommeil paradoxal.
Entre les deux (quarante-cinq minutes, une heure) se trouve la pire option : le réveil tombe en plein sommeil profond, et l'inertie est maximale.
QUAND UNE SIESTE LONGUE SE JUSTIFIE. Avant une nuit de travail ou de garde. En récupération après une privation importante. Chez le travailleur posté, où elle fait partie des stratégies documentées.
QUAND ELLE NUIT. Quotidienne, chez quelqu'un qui dort mal la nuit : elle consomme la pression de sommeil et entretient le problème qu'elle prétend soulager. C'est un cercle fréquent chez les personnes âgées et chez les insomniaques.
UN SIGNAL À NE PAS CONFONDRE AVEC UNE HABITUDE. Un besoin de sieste longue qui apparaît alors qu'il n'existait pas, ou des endormissements involontaires, ne relèvent pas de l'organisation de la journée : c'est une somnolence excessive, et elle se cherche, apnée du sommeil en premier lieu.