La sieste courte, et pourquoi vingt minutes

Au-delà, on entre en sommeil profond, et le réveil se paie.

Une sieste de dix à vingt minutes restaure la vigilance et l'humeur sans laisser de brouillard. C'est la seule durée qui ne coûte rien.

LA RAISON EST MÉCANIQUE. En vingt minutes, on reste dans les stades légers. Au-delà d'environ trente minutes, on entre en sommeil profond, et un réveil à ce moment-là produit une inertie longue et désagréable : la sensation d'être plus mal qu'avant de s'allonger. C'est cette sensation qui fait dire à beaucoup de gens que « les siestes ne leur réussissent pas », alors que c'est la durée qui était en cause.

LE MOMENT COMPTE AUTANT. Le creux de vigilance de début d'après-midi, entre treize et quinze heures, n'est pas dû au déjeuner : c'est un creux du rythme circadien, présent même à jeun. C'est le moment naturel de la sieste. Au-delà de seize heures, la sieste consomme la pression de sommeil dont la nuit aura besoin.

EN PRATIQUE. Une alarme à vingt-cinq minutes, allongé ou en position inclinée, dans la pénombre. S'endormir n'est même pas nécessaire : un état de somnolence calme produit déjà une partie du bénéfice.

Une réserve importante : pendant une phase où l'on cherche à resserrer sa fenêtre de sommeil, la sieste est à suspendre : elle vide la pression dont la nuit dépend.