Le dîner, le sucre et l'heure du dernier repas
Digérer et dormir sont deux programmes qui se gênent. Le sucre du soir, lui, fabrique un réveil à 3 h.
POURQUOI L'HEURE COMPTE. S'endormir suppose que la température centrale baisse. Une digestion en cours produit de la chaleur et la fait remonter : c'est le mécanisme le plus direct par lequel un dîner tardif retarde l'endormissement. S'y ajoute le reflux, favorisé par la position allongée dans les trois heures qui suivent un repas, souvent responsable de réveils qu'on attribue à autre chose.
Le repère raisonnable : finir de dîner deux à trois heures avant de se coucher. Se coucher le ventre vide n'est pas mieux, une petite faim réveille aussi.
LE SUCRE, ET LE RÉVEIL DE 3 HEURES. Un dîner très sucré ou très riche en féculents raffinés provoque une montée rapide de la glycémie, suivie d'une chute. Cette chute déclenche une réponse hormonale (adrénaline, cortisol) dont le rôle est de remonter le sucre sanguin. Or ces hormones sont éveillantes. C'est un mécanisme classique du réveil du milieu de nuit sans cause apparente.
Ce qui limite l'effet : associer les glucides à des protéines, des fibres et un peu de gras, ce qui aplatit la courbe. Un dessert sucré seul, tard, est le pire cas.
L'ALCOOL A SA PROPRE FICHE, et son effet est plus trompeur encore : il endort et détruit la seconde moitié de nuit.
CE QUI AIDE PLUTÔT
- Un dîner de taille modérée, deux à trois heures avant le coucher.
- Les glucides complexes plutôt que rapides le soir.
- Éviter les plats très gras ou très épicés, qui allongent la digestion et favorisent le reflux.
- Attention aux sources de caféine cachées : chocolat noir, thé, certains sodas.