Pourquoi la régularité bat la durée

Sept heures tous les jours à la même heure valent mieux que huit heures en désordre.

L'horloge interne ne tourne pas exactement sur vingt-quatre heures : elle a besoin d'être remise à l'heure chaque jour. Ce sont les horaires réguliers, et surtout la lumière du matin, qui la recalent.

Horaires de coucher réguliers contre horaires erratiques, sur une semainerégulierserratiques
À durée de sommeil égale, la régularité change le résultat : l'horloge se cale sur la constance.

Quand les horaires varient, le corps ne sait plus quand préparer la nuit. La descente de température, la sécrétion de mélatonine, le creux de vigilance de l'après-midi : tout cela est programmé à l'avance, sur la base des jours précédents. Des horaires qui changent tout le temps, c'est un corps qui prépare la nuit au mauvais moment.

LE DÉCALAGE DU WEEK-END. Se lever à 7 h en semaine et à 10 h le week-end équivaut, pour l'organisme, à changer de fuseau horaire deux fois par semaine. On parle de décalage social. Au-delà de deux heures d'écart, il est associé à plus de fatigue, une humeur moins stable et un métabolisme moins bon.

CE QU'IL FAUT TENIR EN PRIORITÉ. L'heure de LEVER, pas celle de coucher. Le lever est le point d'ancrage : c'est lui qui, avec la lumière qui le suit, cale toute la journée. Le coucher suivra de lui-même une fois la pression de sommeil réalignée, en deux à trois semaines.

APRÈS UNE MAUVAISE NUIT, la grasse matinée de rattrapage décale simplement la nuit suivante — c'est le début du cercle. Le lever à l'heure habituelle le coupe court, une sieste courte avant 15 h absorbant le plus dur.

Le chiffre de régularité affiché dans « Ma nuit » mesure exactement cela : l'écart moyen à votre heure de coucher habituelle. C'est souvent le levier le plus rentable, et le moins spectaculaire.