Qui consulter, et dans quel ordre
Le médecin traitant d'abord. Voilà ce qu'il faut lui apporter pour ne pas perdre six mois.
LE MÉDECIN TRAITANT, TOUJOURS EN PREMIER. C'est lui qui écarte les causes générales (thyroïde, carence en fer, dépression, effets d'un traitement en cours) et qui oriente. Beaucoup de troubles du sommeil se règlent à ce niveau, sans jamais voir de spécialiste.
CE QU'IL FAUT LUI APPORTER. Un agenda du sommeil sur deux à quatre semaines vaut mieux qu'un long récit : heures de coucher et de lever, temps d'endormissement, réveils, ressenti au réveil. C'est ce que produit cette application, et vous pouvez l'imprimer depuis « Mon dossier », dans l'onglet « Comprendre ». Ajoutez la liste de vos médicaments, et le témoignage de votre entourage sur les ronflements : c'est souvent l'information décisive.
ENSUITE, SELON LA PISTE :
- PNEUMOLOGUE ou CENTRE DU SOMMEIL si des apnées sont suspectées. C'est là que se fait l'enregistrement du sommeil, souvent à domicile.
- NEUROLOGUE pour les jambes sans repos, la narcolepsie, les mouvements anormaux du sommeil.
- PSYCHOLOGUE ou PSYCHIATRE FORMÉ À LA TCC-I pour une insomnie chronique. Demandez explicitement « thérapie cognitivo-comportementale de l'insomnie » : c'est une compétence précise, pas de la relaxation générale. Des programmes en ligne validés existent aussi.
- ORL en cas de ronflement important, d'obstruction nasale, ou pour discuter d'une orthèse.
- DENTISTE pour l'orthèse d'avancée mandibulaire, une fois l'indication posée.
LES CENTRES DU SOMMEIL. Il en existe dans la plupart des grandes villes, souvent rattachés à un hôpital. L'accès passe généralement par une lettre du médecin traitant, et les délais peuvent être longs : raison de plus pour ne pas attendre que ce soit insupportable.
QUAND CONSULTER SANS ATTENDRE. Somnolence au volant, pauses respiratoires observées, endormissements irrépressibles en pleine journée, ou idées noires. Ce ne sont pas des questions d'hygiène de sommeil.