Sur le dos, sur le côté, sur le ventre
Ce que la position change vraiment, et pour qui.
On change de position des dizaines de fois par nuit, et c'est normal : l'immobilité prolongée comprime les tissus. La position dominante, en revanche, a des conséquences chez certaines personnes.
SUR LE DOS. C'est la position qui aggrave le plus le ronflement et les apnées : la langue et les tissus mous reculent sous l'effet de la gravité. Chez certains, les apnées sont presque exclusivement liées à cette position : on parle alors d'apnée positionnelle, et c'est une information utile pour le médecin. En revanche, elle répartit bien le poids du corps et convient souvent aux douleurs lombaires, avec un coussin sous les genoux.
SUR LE CÔTÉ. La position la plus répandue, et la plus recommandée en cas de ronflement, d'apnée ou de reflux : le côté gauche limitant particulièrement les remontées acides. Elle est aussi conseillée en fin de grossesse. Son inconvénient : la compression de l'épaule et de la hanche, qui demande un matelas adapté et un oreiller à la bonne hauteur, celle qui garde la nuque dans l'alignement.
SUR LE VENTRE. La moins favorable pour la nuque, qui reste tournée à quatre-vingt-dix degrés toute la nuit, et pour le bas du dos. Elle a un mérite : elle réduit souvent le ronflement. Ceux qui ne dorment que dans cette position ont intérêt à un oreiller très plat, voire aucun.
PEUT-ON CHANGER ? Difficilement par la volonté, puisque tout se joue endormi. Les méthodes qui fonctionnent sont mécaniques : un objet cousu dans le dos du pyjama pour éviter le décubitus dorsal, ou un oreiller de soutien. Ces dispositifs existent en version médicale et se discutent avec un professionnel quand c'est une apnée positionnelle qui est en jeu.