Les médicaments qui empêchent de dormir
Une cause fréquente, rarement soupçonnée, et jamais à corriger seul.
Quand une insomnie apparaît sans explication, la liste des traitements en cours mérite d'être relue. Plusieurs classes de médicaments perturbent le sommeil, et le lien n'est presque jamais fait spontanément — surtout quand le traitement a commencé plusieurs semaines avant les troubles.
Parmi les plus souvent en cause : les corticoïdes, en particulier pris tard dans la journée ; certains antidépresseurs, qui peuvent selon les molécules réduire le sommeil paradoxal ou provoquer des éveils ; certains bêtabloquants, qui diminuent la sécrétion nocturne de mélatonine ; les décongestionnants nasaux et certains antihistaminiques ; les traitements de l'asthme à base de théophylline ; certains médicaments de la maladie de Parkinson ; les hormones thyroïdiennes surdosées ; les diurétiques, qui multiplient les levers nocturnes selon l'heure de prise.
À L'INVERSE, certains médicaments provoquent une somnolence diurne excessive, qui pousse à la sieste et désorganise la nuit suivante : antihistaminiques de première génération, anxiolytiques, certains antiépileptiques.
CE QU'IL FAUT EN FAIRE. Notez la date de début du trouble et comparez-la aux changements de traitement. Emportez la liste complète, y compris ce qui a été acheté sans ordonnance.
⚠️ Aucun traitement ne se modifie ni ne s'arrête sans l'avis de celui qui l'a prescrit. Beaucoup de ces molécules se réduisent progressivement, et un arrêt brutal peut avoir des conséquences bien plus lourdes que l'insomnie. Souvent, il suffit de déplacer l'heure de prise, et cette décision-là appartient au médecin ou au pharmacien.