Le brouillard du réveil est normal
Quinze à trente minutes de fonctionnement dégradé, et ce qui l'aggrave.
Au réveil, le cerveau ne redémarre pas d'un coup. Certaines régions restent plusieurs minutes dans un état proche du sommeil, tandis que d'autres sont déjà actives. Cette période porte un nom : l'inertie de sommeil.
Elle dure typiquement quinze à trente minutes, parfois davantage. Pendant ce temps, les performances sont mesurablement dégradées, parfois davantage qu'après une nuit blanche dans les toutes premières minutes. C'est normal et cela ne dit rien de la qualité de la nuit.
CE QUI L'AGGRAVE. Être réveillé en plein sommeil profond, ce qui arrive quand une alarme tombe au mauvais moment ou après une sieste trop longue. Une dette de sommeil accumulée. Et le report répété de la sonnerie : chaque rendormissement de neuf minutes relance un début de cycle qui sera interrompu, et l'on additionne les inerties au lieu de gagner du repos.
CE QUI L'ALLÈGE. La lumière, immédiatement et le plus forte possible. Se lever plutôt que rester allongé. Un peu de mouvement. La caféine agit, mais après une vingtaine de minutes, ce qui explique l'intérêt de la prendre AVANT une sieste courte plutôt qu'après.
Une inertie qui dure plus d'une heure, tous les jours, malgré une nuit de durée correcte, sort du cadre habituel et mérite d'être évoquée avec un médecin.