Cycle, grossesse, ménopause

Trois périodes où le sommeil change pour des raisons hormonales identifiées.

L'insomnie est rapportée nettement plus souvent par les femmes que par les hommes, et une partie de cet écart s'explique par des variations hormonales bien décrites.

LE CYCLE. La seconde moitié du cycle, après l'ovulation, s'accompagne d'une élévation de la progestérone et d'une température corporelle plus haute de quelques dixièmes de degré. Cette température plus élevée gêne l'endormissement, et beaucoup de femmes rapportent un sommeil plus léger dans les jours qui précèdent les règles. Ce n'est pas une impression.

LA GROSSESSE. Le premier trimestre s'accompagne souvent d'une somnolence marquée. Le troisième, à l'inverse, d'un sommeil très fragmenté : inconfort, mouvements du bébé, levers fréquents. Deux troubles méritent d'être signalés parce qu'ils sont fréquents et qu'ils se traitent : le syndrome des jambes sans repos, souvent lié à une carence en fer, et les apnées du sommeil, favorisées par la prise de poids et l'œdème des voies aériennes.

LA MÉNOPAUSE. Les bouffées de chaleur nocturnes fragmentent le sommeil, parfois sans réveil conscient. La baisse des œstrogènes s'accompagne aussi d'une augmentation du risque d'apnées, ce qui est peu connu : le ronflement qui apparaît à cette période mérite d'être exploré plutôt qu'attribué d'emblée aux hormones.

Dans les trois cas, les mêmes leviers d'environnement gardent leur intérêt : fraîcheur en tête. Et dans les trois cas, un trouble qui s'installe justifie une consultation : ces périodes expliquent des variations, elles n'expliquent pas tout.