Le décalage horaire, et le sens du voyage
Vers l'est ou vers l'ouest, ce n'est pas la même difficulté, ni la même stratégie.
L'horloge interne tourne spontanément sur un peu plus de vingt-quatre heures. Elle s'allonge donc plus facilement qu'elle ne se raccourcit, et cela décide de tout.
VERS L'OUEST, c'est plus facile : il faut retarder son coucher, ce que l'horloge accepte volontiers. On compte environ un jour d'adaptation par fuseau, souvent moins.
VERS L'EST, c'est difficile : il faut s'endormir plus tôt, ce que l'horloge résiste à faire. Comptez un jour ou un jour et demi par fuseau.
LA LUMIÈRE EST LE LEVIER, et son moment décide du sens. Après un vol vers l'est, on cherche la lumière du matin sur place et on évite celle de fin de journée. Après un vol vers l'ouest, l'inverse : lumière en fin de journée, pénombre le matin. Se tromper de sens aggrave le décalage au lieu de le corriger.
CE QUI AIDE ENCORE. Se caler sur les horaires locaux dès l'arrivée, y compris pour les repas, qui sont eux aussi des synchroniseurs. Éviter les siestes longues le premier jour. Et, pour un séjour de moins de deux jours, ne pas chercher à s'adapter du tout : rester à l'heure de départ coûte moins cher.
La mélatonine est utilisée dans ce contexte ; son intérêt dépend étroitement du moment de prise, et cette question relève d'un avis médical ou pharmaceutique.