La nuit, le cœur devrait souffler

Une baisse de dix à vingt pour cent de la tension est attendue. Son absence est un signal.

Pendant une nuit normale, le système parasympathique — celui du repos — reprend la main. La fréquence cardiaque descend, la tension artérielle baisse de dix à vingt pour cent par rapport à la journée. Cette baisse porte un nom en cardiologie : le « dipping ».

La fréquence cardiaque descend de 10 à 20 % pendant le sommeilsoirnuitmatindescente attenduealcool, apnées, stress
Une fréquence qui ne redescend jamais laisse le cœur sous charge vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Les personnes chez qui cette baisse ne se produit pas sont dites non-dippers, et cette absence est associée à un risque cardiovasculaire plus élevé. Elle s'observe notamment en cas d'apnée du sommeil : chaque apnée provoque une décharge d'alerte, la tension remonte, et la nuit devient une succession de micro-efforts au lieu d'un repos.

Une montre ou une bague qui affiche la fréquence cardiaque nocturne est donc utile, pas pour le chiffre isolé, mais pour l'ÉCART avec le repos de la journée, et surtout pour son évolution d'une semaine à l'autre.

Les facteurs qui empêchent cette baisse sont connus : l'alcool en tête, un dîner tardif, un sport intense en soirée, un stress qui ne retombe pas, une chambre trop chaude. Ce sont exactement ceux sur lesquels on peut agir.

Une tension qui ne baisse pas la nuit se constate par une mesure ambulatoire sur vingt-quatre heures, prescrite et interprétée par un médecin. Aucun objet grand public ne permet de conclure.