La nicotine, stimulant qui se réveille la nuit
Elle excite le soir, elle manque à 4 h du matin, et la fatigue du lendemain réclame sa dose.
Le paradoxe du fumeur qui « fume pour se détendre » se dénoue ici : ce que la cigarette apaise, c'est d'abord le manque qu'elle a créé. La nuit, ce manque travaille sans compensation possible, d'où un sommeil plus léger et plus haché que celui d'un non-fumeur, à durée égale.
- La cigarette du soir stimule : la nicotine est un excitant du même registre que la caféine, l'endormissement recule.
- Vers la fin de nuit, le manque s'installe — le corps d'un fumeur régulier entre en sevrage toutes les nuits — et le sommeil s'allège.
- Le réveil est fatigué, et la première cigarette soulage doublement : le manque, et la fatigue.
- La journée fume pour tenir, et la dépendance remonte jusqu'au soir… qui rejoue l'étape 1.
…et la boucle repart à l'étape 1.
LE MAILLON FACILE : la dernière cigarette, pas la première. Avancer la dernière prise d'une à deux heures avant le coucher réduit à la fois l'effet stimulant à l'endormissement et la profondeur du manque nocturne. C'est un déplacement, pas un renoncement, et cela se voit dans les mesures.
⚠️ Les substituts (patch, gomme) posés le soir changent aussi la nuit, dans les deux sens selon le dosage : c'est un réglage à faire avec le médecin ou le pharmacien qui suit le sevrage.